…et si nous devenions des “citoyens entreprenants” ?

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L’AG du 12 janvier 08 : la refondation est en route…

1 – Où en sont les Ateliers ?

Le délégué général présente le rapport d’activité 2007.

Les ateliers de discernement en 2007
L’année 2007 a été marquée par un fort investissement sur le 2ème pilier de l’activité des Ateliers, l’accompagnement de l’initiative citoyenne avec la mise en place expérimentale de « l’incubateur des initiatives citoyennes » ; pour autant le 1er pilier reste essentiel et devra être renforcé en 2008. Deux ateliers ont néanmoins bien fonctionné en 2007 :
– celui de Grenoble sur « Habitat et âges de la vie » qui a fait l’objet de la publication d’un cahier et devrait se prolonger par une rencontre publique en lien avec le CAUE de l’Isère au cours du premier semestre 2008 ;
– celui de Voiron sur « Précarité et citoyenneté » a eu des effets réels sur les participants qui ont pu exprimer, lors d’une rencontre publique soutenue par le conseil général de l’Isère, l’importance de lieux de parole où se dépassent les différences liées à la précarité.
Même sans suite directe, l’amorce d’un atelier sur les incivilités à Lyon ou sur les souffrances au travail à Paris, montrent que les besoins de lieux de discernement sont toujours là mais supposent sans doute une animation plus structurée que ce qui a été possible en 2007.

L’expérimentation de l’incubateur
Un rapport détaillé a été réalisé sur l’incubateur. On rappellera juste ici les « envies d’agir » et initiatives qui ont été accompagnées en 2007 et les principales conclusions :

Ce sont 7 « envies d’agir » qui ont été accompagnées en 2007 plus une « envie d’agir » née de la dernière rencontre INITIALES non encore entrée en incubation.

Elles ont concerné des thématiques variées :
L’accès à la culture, l’éducation, le rapport citoyens/élus, les échanges entre européens, l’habitat, l’intergénérationnel, la connaissance des métiers, la lutte contre les incivilités.

Les besoins d’accompagnement étaient variés, selon le point de départ de l’incubation. On peut les regrouper en deux catégories, conformes à l’intuition initiale :
– les idées émises au cours d’une rencontre INITIALES ou d’un atelier, intéressant plusieurs personnes mais sans « porteur » identifié (culture à 2, Européens au quotidien, habiter autrement, métiers-Cité)
– les personnes ou groupes de personnes porteuses d’une « envie d’agir » qu’il s’agit d’aider à mûrir, à entrer en résonnance avec des acteurs concernés (espaces de fraternité, école publique à initiative privée, institut ingenere, école de la politesse)

Les résultats sont encore modestes mais encourageants :
– toutes les pistes en incubation, même les plus ténues, ont progressé, éventuellement en se réorientant : les envies d’agir ont été confortées, les idées sans porteur initial ont trouvé un « repreneur ».
– les « projets » issus de cette phase d’incubation sont écrits ou en cours d’écriture
– les plus avancés en sont au stade des premières expérimentations (repas-citoyens, cafés métiers)
– certains en sont à la phase décisive des premiers partenariats (habiter autrement avec la Fondation Leroy Merlin, européens au quotidien avec la FREREF pour expérimentation en 2008)

La méthode à ce stade très empirique devra être renforcée mais les intuitions fondatrices sont confirmées :
– la dimension collective du discernement est essentielle pour éviter l’enfermement dans « son projet » particulièrement quand il comporte une dose (bienvenue) d’utopie dont il faut faire émerger un débouché concret.
– une idée peut « migrer » dans un groupe, de celui qui l’a émise sans intention d’action (au cours d’un débat) à d’autres qui voient comment la mettre en œuvre.

Les rencontres publiques

En raison de l’expérimentation de l’incubateur, nous avons limité à 3 le nombre d’Initiales. Nous ne pourrons en reprendre la programmation en 2008 qu’en fonction des ressources que nous mobiliserons, ce type de rencontres demandant un investissement trop important pour être organisées par des bénévoles.
En lien avec l’incubateur, nous avons inauguré un nouveau type de rencontre : la bourse des envies d’agir. Avec le soutien de la Ville de Lyon, une première édition a eu lieu dans les salons de l’hôtel de Ville pendant le forum de la vie associative en septembre.
A la rentrée 2007 les cafés médias ont été relancés après une saison en perte de vitesse (thématique trop liée à l’actualité, lieu inadapté,…). Le retour au café de la Cloche et la diversité des sujets abordés ont permis de retrouver la fréquentation des premières années.
Un nouveau type de café a été inauguré avec succès fin 2007, le café métiers. Il sera animé une fois par mois en partenariat avec Nouvelle Donne et l’institut In Genere.
A Paris, les rencontres autour des « signaux faibles » se sont déroulées régulièrement avec à chaque fois des traces écrites. En revanche, et comme à Lyon, le nombre des participants reste trop faible. Une réflexion est en cours sur les suites à donner, tant à Paris qu’à Lyon.
Dernier type de rencontres, les débats avec Leroy Merlin se sont renouvelés en 2007 avec des thématiques élargies au-delà de la question du vieillissement traitée en 2006. Seuls, trois débats ont pu être organisés (Lorient sur le handicap, Marseille et Lille sur les énergies renouvelables).
Le trésorier présente les comptes 20O7

Commentaire des comptes 2007

L’année 2007 est une année de transition. La Région a accepté de maintenir un financement de 15 000€ mais en nous incitant à chercher d’autres sources de financement pour 2008. Le Grand Lyon nous finance pour la dernière année. Nous avons engagé un travail de diversification de nos ressources.

Pour les formations en ateliers nous avions prévu de nous tourner vers les entreprises mais nous avons privilégié une démarche plus globale (la Fondation d’entreprises) en voyant la difficulté à intéresser individuellement des entreprises à la création d’ateliers de discernement. Nous n’avons pas su intéresser la Région à la relance d’un programme d’éducation permanente.
Recettes
Les recettes venant du Grand Lyon, pour l’expérimentation de l’incubateur, ont été maintenues par rapport au financement des Initiales avec une décote (23 200 € contre 25 000 €),complétées par deux subventions, l’une de l’Etat (innovation sociale) de 2 000 € l’autre de la Région (relation aux citoyens) de 3 000 €. Une augmentation des financements des formations en atelier grâce au (26 520€). En revanche pour la formation mutuelle a baisse des financements de la Région a été sensible (subvention réduite à 15 000 € au lieu des 21 000 € dont seulement 12 000 affectés à l’exercice).Contrairement à l’an dernier nous n’avons pas reçu de financement complémentaire de la Ville de Grenoble sur 2007 mais une subvention a été demandée sur 2008 pour valoriser les travaux de l’atelier sur « habitat et âges de la vie ». Le poste des interventions et expérimentations a été maintenu pour un montant de 32 700 € (Bourses du Temps, débats Leroy Merlin, intervention à Caluire). Mais il ne s’est pas développé et n’a pas contribué au financement du fonctionnement.
A noter nos ressources propres (adhésions, dons et participation aux frais) ont progressé.

Dépenses
2006 avait vu l’embauche de notre première salariée, à 4/5. En 2007, nous avons maintenu le poste mais avec une réduction à ½ temps à partir de juillet. Compte tenu de la situation financière, nous avons décidé d’arrêter le contrat de Pascale Puechavy au 31 décembre. Nous avons limité la facturation du délégué général à 12 600 €, soit 880 € salaire et charges par mois. Tous les frais ont été contenus ou réduits notamment les frais de location de salles (moindre utilisation de l’Elysée). Le déménagement a encore réduit en fin d’année les frais de locaux.
En lien avec les recettes d’expérimentation, nous avons recouru à la sous-traitance auprès de professionnels de la mouvance des Ateliers pour un montant total de 25 000 €.
Résultat
Rappelons d’abord que le résultat de l’année 2006 était positif pour la deuxième année consécutive : 7 309 € après 6 081€. Celui de 2004 était en déséquilibre de 7 776 €.
2007 se termine avec un résultat déficitaire contenu à 1 459,99 €
Rapport d’activité et rapport financier sont adoptés.

2 – Les perspectives 2008

Nous gardons le cap sur nos deux piliers (ateliers de discernement, soutien à l’initiative citoyenne) et conservons pendant la phase de refondation une activité minimale basée sur le bénévolat (les cafés, les instantanés, la lettre d’info et le site internet). La refondation porte sur le renouvellement de nos ressources et de nos modes de valorisation, les 2 étant liés.
Le comité d’orientation (dont nous validons les premiers travaux) a défini quatre types de ressources
– des prestations proposées autour de son savoir-faire initial (animation de rencontres et de débats réunissant de plain-pied des personnes d’univers différents, animation d’ateliers de discernement collectif, dans la durée, sur des questions sociétales)
– des ressources propres (adhésions, valorisation du bénévolat)
– une coopération permanente avec la fondation d’entreprises Emergences
– un contrat d’objectif avec la Ville de Lyon et/ou le Grand Lyon pour co-financer l’incubateur particulièrement pour le volet « appui à la prise en compte de l’innovation dans le monde associatif »

Concernant les ressources propres, il est décidé de fixer deux niveaux de cotisation à 20 € pour la cotisation de base et à 40 € pour la cotisation de soutien. Une demande d’exonération motivée pourra être faite au CA qui en examinera le bien fondé. Aux critères dits objectifs (chômage, seuil de revenu), il a été préféré l’exposé de raisons personnelles qui peuvent être de nature diverse. Seule une demande manifestement sans fondement sera rejetée.

Une discussion sur le volet « prestations » met bien en avant la nécessité répondre aux attentes d’interlocuteurs publics, associatifs (voire des entreprises) qui se demandent comment bénéficier du savoir-faire des Ateliers sans pour autant dénaturer le type de relations qui s’établit aux Ateliers sur la base de la gratuité des échanges.
Pour que l’association ne devienne pas un simple prestataire de service en animation et en accompagnement, il sera essentiel de fixer des règles claires. Ce sera une des missions du CA.

Pour le projet de Fondation, l’AG soutient l’initiative et demande à ce que le lien entre la Fondation et les Ateliers ne réduise pas les Ateliers au rang de simple prestataire. Les Ateliers devront garder une autonomie de décision sur les initiatives qu’ils accompagnent.

L’essentiel des échanges porte sur la maison des initiatives citoyennes dont plusieurs partenaires potentiels présents à l’AG affirment l’intérêt : la Fonda Rhône-Alpes, le Forum citoyen (Henri Faure), les ateliers de la gouvernance (Jacques Welker et Marie-Claude Dreyer), Unis-Cité (Philippe Tiberghien), la fédération des centres sociaux (Philippe Villeval). Le principe de maintenir une pluralité d’approches de la citoyenneté est réaffirmé comme un gage de la pertinence du projet.
Comme cela a été dit pour la Fondation, le rapport aux collectivités devra clairement être celui du partenariat sur objectif pour que la maison puisse réellement faire émerger des paroles et des initiatives ascendantes.
L’idée d’une adresse commune aux élus et candidats aux municipales de l’agglomération lyonnaise au sens large est retenu. Un texte enrichi sera soumis à la signature avant la fin du mois, pour publication dans la presse et envoi aux élus et/ou candidats aux municipales.

3 – Organisation provisoire

L’AGE valide la modification des statuts proposés et charge le CO d’en ajuster la rédaction.
Les personnes présentes désireuses de s’engager dans les nouvelles instances se font connaître. Il est laissé la possibilité de compléter le CO, le CA et les groupes de travail par les personnes qui en manifesteront le souhait sous réserve de l’accord de ceux ayant accepté les responsabilités au cours de l’AG.
Un appel à candidature sera adressé via le site et la lettre d’info.
A l’issue de l’AG, la composition des diverses instances et groupes de travail était la suivante :
Comité d’Orientation : Denis Bernadet, Ludivine Dequidt, Philippe Hamant, Françoise Ayme, Pascale Puechavy, Christine Zanetto, Jacques Welker, Jean-Pierre Reinmann, Jérôme Sebben, Hervé Chaygneaud-Dupuy
Conseil d’Administration : Jean-Pierre Reinmann, Hermann Hugbeke, Ludivine Dequidt

Groupe de travail Site et valorisation du savoir-faire des AdC : Michel Scriban, Philippe Hamant
Groupe de travail Maison des initiatives et partenariats : Jacques Welker (ou Marie-Claude Dreyer), Henri Faure, Philippe Tiberghien, Ludivine Dequidt, Philippe Villeval
Groupe de travail Thèmes de débat (via la lettre) et montage de nouveaux ateliers de discernement : Guy Emerard, Michel Scriban, Christine Zanetto
Groupe de travail Fichier : Jean-Pierre Reinmann, Michel Scriban

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Un commentaire

    Citées lors des échanges, voici les références de la revue de Regis Debray qui parle des thinks-tanks et les comparent à d’autres modes de « générateurs » d’influence et d’idées : MEDIUM

    Comment by webmestre — 13 janvier 2008 @ 10:30

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