…et si nous devenions des “citoyens entreprenants” ?

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Richesse: retour sur la rencontre de janvier 09

Filed under: Les réunions récentes — Auteur : — 3 Mar 2009 —

Quelques notes sur la réunion du 24 janvier 2009 que nous avons consacré à un thème d’actualité : « de quoi sommes-nous riches ? »

<p>rencontre du 24 janvier 2009</p>

rencontre du 24 janvier 2009

Au-delà du fait étonnant de retrouver sur plusieurs années, des invariants sur l’ambiance des rencontres, avec des personnes pourtant très différentes d’une réunion à l’autre, voici, sur le fond, quelques notations ponctuelles  (ce n’est évidemment pas un « compte-rendu » !)
• il manque dans la langue française l’adverbe, créé au détour d’une phrase par Claudine Delerce, espérément, alors qu’existe (ô combien !) désespérément.
• « il faut établir la mutualité », expression québécoise pour décrire ces temps préalables (souvent négligés en France) où l’on établit la confiance minimale entre participants pour qu’une réunion s’appuie sur l’intelligence collective du groupe
• « la honte humanisante », elle est pensée pour les personnes les plus fragilisées qui n’ont plus honte de leur état (saleté, alcool,…) pour survivre mais qui de ce fait s’excluent de tout retour dans la communauté humaine ; il faudrait qu’à l’autre bout de l’échelle sociale il y ait aussi une honte humanisante pour éviter que les plus riches ne se coupent du reste de l’humanité en toute bonne conscience
• Si on considère qu’il y a richesse intérieure / richesse extérieure et richesse individuelle et richesse collective, aujourd’hui seules sont valorisées richesse extérieure et individuelle alors qu’il faut aller vers richesse intérieure et collective (voir ci-dessous les compléments de Bruno Vincenti)
• Il y a place pour une alternative entre service public d’Etat et services privés, des services publics à initiative citoyenne (notamment les écoles de la société civile)
• Faut-il renoncer à la quête d’égalité dans le champ éducatif et rechercher plutôt une équivalence du service rendu grâce au respect de quelques principes partagés et définis en commun (ceux de Jules Ferry sont toujours valables) ?
• La richesse n’est-elle pas moins la possession que la garantie de l’accès (au logement, au déplacement, à l’emploi…) ? Peut-on trouver des sécurités sans propriété ? Ces garanties peuvent-elles être mutuelles sans passer par l’Etat providence (la « société providence » ?)
• Dans le combat de l’individu et de la société civile pour « changer le monde », on s’intéresse au « micro » et au « mezzo » social … mais on laisse trop le « macro » social de côté, considérant qu’on n’a pas de prise sur lui. Or si on ne transforme pas AUSSI le macro social, il risque d’être de plus en plus difficile d’agir aux niveaux infra (cf Naomi Klein)
• Le moyen d’avoir prise sur le « macro social » est sans doute d’exiger le « minimum vital démocratique » : droit d’initiative législative, référendum d’initiative populaire

HCD


Les Etats de nos richesses
Contribution de Bruno Vincenti

Pour développer un peu cette idée de richesses diverses : individuelles, collectives, intérieures, extérieures.
Proposition de définitions
• Richesse extérieure : la plus simple, la plus visible. La richesse matérielle, tangible, qui se voit, qui se compte, les avoirs en banque, les billets, les biens matériels, le patrimoine foncier etc
• Richesse intérieure : invisible, intangible, un potentiel, la compétence, le savoir, la culture, les qualités morales, humaines, le relationnel, les réseaux, l’imagination, les idées, le désir, l’envie de faire, le projet, la vision, etc.
• Richesse personnelle / individuelle : ce que je possède moi-même personnellement, ma ou mes propriétés, ce qui m’est attaché, ce dont je dispose librement, que je peut transmettre, ce qui m’est indissociable. Moi, ma famille ou mon groupe restreint.
• Richesse collective : ce qui ne m’appartient pas en propre mais dont je profite comme membre de la collectivité. Je n’en dispose pas personnellement mais j’y contribue.
Ce qui se passe
On a tendance à survalorisee les richesses individuelles extérieures, car c’est celles qu’on voit le plus et dont on a le plus besoin à court terme,
au dépend des richesses collectives intérieures qui font les frais des investissemrnyts actuels car elles sont impalpables et non immédiatement rentables.

Ou sont les vraies richesses ?
Les richesses intérieures collectives. Ce sont les plus importantes pour l’avenir, les plus « rentables » sur la durée, celles qui engendrent à terme toutes les autres.


Coïtus interruptus … avec suites !
Contribution de Philippe Hamant

Après une excellente matinée enrichie d’activités diverses : se réchauffer, écrire, réfléchir, connaître ses voisins,
préparer à manger, boire et manger …, après-midi « éclairé » par Michel Laloux (ML), lequel m’a plongé dans la plus obscure perplexité ! HCD a bien rendu compte dans sa note de tout le travail effectué ce jour.
Michel Laloux le fait exprès, me disè-je, c’est pas possible autrement.
Commencer à la De Gaulle en disant « j’ai entendu plein de paroles riches ce matin, j’ai suivi les discussions avec grand intérêt, etc. » puis dévier artistement (aidé par HCD) sur l’éducation, c’était le chiffon rouge assuré pour exciter tous les enseignants de l’assemblée.
Résister aux rappels au sujet de plusieurs personnes (dont moi modestement), persister dans le style « mon royaume n’est pas de ce monde » mais tout est dans mon bouquin.
Proposer enfin comme action immédiate pour vivre mieux la crise de mettre en place un référendum populaire pour dans 6 ou 7 ans. Ce seraient les seuls moyens d’agir efficacement contre nos « désappropriations », au lieu de bricoler avec nos petites pétitions, nos maigres accords de voisinage, nos tentatives d’essai d’autres modes de vie qui de toutes façons ne sauraient durer longtemps ! Sans prise sur le « macro social » point de salut !
Et puis j’ai trouvé (pas facile sur Lyon …) le livre de Michel Laloux « la démocratie évolutive » ; je l’ai même lu en
entier de très près et cela m’a beaucoup aidé à rentrer dans son monde. Et j’ai mieux compris son attitude. Passer de
« l’imagination au pouvoir » accompagné du sang des CRS, signe du mépris de l’humain, à « donner du pouvoir à
l’imagination »en gardant en vue l’humain. J’ai ressenti tout ce que ML a réfléchi pendant toutes ces années (40 ?) et
mieux compris son attitude « hors du macro social point de salut ». Ce livre est révolutionnaire, en plus il a été écrit un peu avant « la crise » et ne la récupère pas après coup comme d’autres que je ne citerai pas (Attali …). Ce livre comporte plusieurs chapitres concernant notre sujet du 24 : la monnaie d’avenir, la « croix de l’économie », la fixation des prix, etc.
Bon alors ok allons-y : un million de personnes dans la rue pendant des jours jusqu’à ce que le peuple puisse retrouver les pouvoirs dont il a été désapproprié depuis Napoléon ?. Je suis partant … qui vient ?
Selon les textes, un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits.
C’est plus difficile que 100 000 suisses mais pourquoi pas ?

 

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